jeudi 13 mars 2014

RUNA VI (DEN 1927)


Type : Cotre à corne.




Gréement : 1 mât en 1 seule  partie (à  pible) ;  une grand- voile à corne, un flèche ; un foc, une trinquette ; foc ballon au portant. Voiles jaune pâle (GV portant le n° DEN / 1927).


Matériaux : coque et  pont en bois  
Date et lieu de lancement : 1927 au Danemark (architecte Gerhardt Ronne)
Autres noms  : aucun 
Utilisation initiale : yacht.
Dernière nationalité connue : française
Port d'attache : .
Utilisation : Voilier de promenade et de régate privé.

   Signification du nom : Runa VI : le sixième de la série des Runa, qui en compte 7. Ses propriétaires (Yves Carcelle, patron de Louis Vuitton, et Gregory Ryan, sculpteur américain, en ont restauré 5 et recherchent les 2 autres.
Runa est peut-être en rapport avec le nom de l'architecte (d' autres voiliers construits par lui s'appelaient Ran).
   
Longueur hors-tout :   m
Longueur de la coque : 10,4 m
Longueur à la flottaison : 8,05 m 
Largeur maximale :  2,4 m
Tirant d'eau maximal : 1,6 m
Tirant d'air :
Déplacement :  4,5 t.(dont 1,8 t de lest)
Surface maxi de voilure :  78,8 m² 

État :restauré par le chantier du Guip de Brest ; remis à l'eau durant la semaine du Golfe du Morbihan 2013 ; comme neuf.

Avant : étrave élancée ; bout-dehors. 

 













 
 

Arrière : voûte élancée.
Coque : blanche

Superstructures : discrètes (rouf bas)

  Runa VI, construit au Danemark en 1927, a été tout récemment restauré (2012 - 2013).
   Il a ensuite participé aux régates de Méditerranée en automne 2013, notamment aux voiles de St Tropez, où ont été prises les photos.
   Il a été mis à l'eau à la semaine du Golfe en mai 2013, mais nous n'avons pas pu le photographier.
   On peut remarquer que son poids et ses dimensions (notamment la largeur de 2,4 m) permettent un transport routier relativement facile.
    Runa VI était signalé en vente, en janvier 2023.

   Un article sur la série des Runa et sur leur architecte peut être lu dans le numéro d'avril  du Chasse-Marée (n° 249)

CHINOOK (NY 48)

Type : Cotre à corne.
Gréement : 1 mât en 1 seule  partie (à  pible) ; une grand-voile à corne, un flèche ; un foc, une trinquette. Voiles blanches. N° de voile : NY48


Matériaux : coque et  pont en bois  
Date et lieu de lancement : 1916 à Bristol (Rhode Island) par le chantier Herreshoff
Autres noms  : Pauline (son premier nom) ; Banshee (de 1922 à 1929)
Utilisation initiale : yacht.
Dernière nationalité connue :
Port d'attache : Cannes
Utilisation : Voilier de promenade et de régate privé.
Signification du nom : Chinook est le nom du bateau depuis 1929.
 C'est un peuple amérindien disparu qui vivait le long du fleuve Columbia, en Oregon et dans l'état de Washington.
  C'est aussi un vent chaud, sorte de foehn qui souffle des Montagnes Rocheuses vers le Nord. Ce vent chaud fait rapidement fondre la neige.
    Pauline : un prénom féminin.
Longueur hors-tout :    m
Longueur de la coque : 17,9 m
Longueur à la flottaison : 12,2 m 
Largeur maximale : 4,4 m
Tirant d'eau maximal : 2,4 m
Tirant d'air :
Déplacement :  t.
Surface maxi de voilure :   m² 

État : restauré, bien entretenu
Avant : étrave très élancée ; bout-dehors.
Arrière : voûte très élancée.
Coque : blanche

Superstructures :

  Chinook  a été construit, sous le nom de Pauline,  par Nathanael Herreshof, selon  de la jauge NY 40 (12 yachts identiques lors de leur lancement). Le nombre 40 représente la longueur à la flottaison  Pauline était le 2 ème de la série et est bientôt centenaire.
  Certains considéraient au départ ces voiliers comme les moins réussis du grand architecte américain. Pourtant, aujourd'hui, les survivants comme Chinook, Rowdy, Vixen et Marilee régalent leurs équipages, étonnent leurs concurrents et sont admirés des spectateurs.
  Ce cotre à corne participe aux régates classiques en Méditerranée.
  Le propriétaire de Chinook possède aussi Rowdy, autre NY 40 (numéro de voile  NY 49), gréé en cotre bermudien.

mercredi 12 mars 2014

SAINT-ANTOINE

Type : Cotre à corne.
Gréement : Mât en 2 parties (avec mât de flèche) ;Grand- voile à corne et flèche ; un foc, une trinquette, un foc ballon au portant ; voiles rouges
 

Matériaux : coque  en polyester, pont en bois ; mât en bois.
Date et lieu de lancement : 1990 à St Valéry sur Somme (chantier Michel Fallet)
Autres noms  : 
Utilisation initiale : Cotre de croisière et de promenade.
Dernière nationalité connue : française.
Port d'attache : La Roche-Bernard.
Utilisation : Voilier de promenade et de croisière privé.
Signification du nom :  Saint-Antoine : le quai principal de la Roche-Bernard porte ce nom ; est-ce l'origine du nom de ce cotre ? 
 
Longueur hors-tout :  12,5 m
Longueur de la coque : 9 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale : 3,75 m
Tirant d'eau maximal : 1,5 m
Tirant d'air :  14,5 m
Déplacement :  11 t.
Surface maxi de voilure : 85  m² au près

État :  régulièrement entretenu.
Avant : étrave  presque verticale ; bout-dehors.
Arrière : tableau incliné ; barre franche.  
Coque : blanche, pavois liston marron

Superstructures : aucune.

  Saint-Antoine  est la réplique d'un bateau de pêche ("lougre") de Boulogne
    Peu d'autres renseignements sur ce voilier basé en Bretagne sud (La Roche-Bernard, sur l'estuaire de la Vilaine), régulièrement présent aux semaines du Golfe et  inscrit à  Vilaine en fête 2014.
    Il est signalé en vente en 2014.

LULU


Type : Cotre à corne.

Gréement : 1 mât en 1 seule partie ; une grand- voile à corne ; 1 foc, une trinquette ; voiles blanches. N° de voile C 4.


Matériaux : bois ; espars en bois
Date et lieu de lancement : 1897 à Argenteuil (chantier Texier, architecte Thomas Rabot)
Autres noms  : Marsouin, Rayon Vert, Pingouin, Tangaroa, Gunga-Din
Utilisation initiale : voilier de régate.
Dernière nationalité connue : Française
Port d'attache : Sanary
(Var, à l'ouest de Toulon)
Utilisation : Voilier de promenade et de régate 
 
Signification du nom : Lulu : peut-être un diminutif de prénom (Lucienne ou Lucien, fréquemment portés à l'époque).
Longueur hors-tout : 14,4   m
Longueur de la coque : 11,4  m
Longueur à la flottaison : 9 m 
Largeur maximale :  2,8 m
Tirant d'eau maximal : 1,85 m
Tirant d'air : 12 m
Déplacement : 9 t
Surface maxi de voilure : 59
État : restauré, bien entretenu
Avant : étrave  inclinée, convexe
Arrière : voûte élancée 
Coque : blanche.  

Superstructures : rouf en bois verni, avec hublots sur chaque bord.

  Lulu a été construit, sous ce nom, en 1897 à Argenteuil, sur la Seine. C'est donc un des plus vieux voiliers français. Il semble même que ce soit le plus vieux bateau de plaisance construit en France, puisque Pen Duick a été construit en Écosse). Il est classé monument historique. Il a d'abord navigué sur la Seine et en Normandie, bassin de régates apprécié à l'époque, notamment par les peintres impressionnistes ; puis il a appartenu à différents propriétaires au Baron de Neufville, avec lequel il a navigué en crosière côtière, en Normandie et en Bretagne. passé en Méditerranée vers 1910, le voilier a continué en croisière côtière, avec différents propriétaires successifs et a porté différents noms
   Après sa redécouverte en 1986, du côté de Montpellier, le cotre a été transporté en Bretagne, pour une restauration complète au chantier du Guip de l'île aux Moines (Golfe du Morbihan). Naviguant quelque temps en Bretagne, sous le nom de Gunga-Din, il a été ramené en Méditerranée.
    Racheté en 2000 par un groupe de 9 copropriétaires, il est désormais basé à Sanary (à l'ouest de Toulon) ; il participe aux régates classiques en Méditerranée et nous avons pu le voir à Saint-Tropez en 2013

dimanche 1 septembre 2013

VICTORY (7)


Type : Cotre à corne.

Gréement : 1 mât en 1 seule partie ;  une grand- voile à corne blanche, un flèche à bandes jaunes et bleues ; 1 foc, une trinquette. Numéro 7 rouge sur la grand-voile


Matériaux : bois (structure en chêne, bordés en pin)
Date et lieu de lancement : 1884 à Falmouth, en Angleterre (chantier et architecte Hitchen)
Autres noms  : Bateau de pêche de Cornouailles (dragueur d'huîtres : oyster boat)
Utilisation initiale : voilier de régate.
Dernière nationalité connue : Britannique
Port d'attache Falmouth
Utilisation : Voilier de promenade et de régate 
 
Signification du nom : Victory : c'est peut-être le nom de bateau le plus célèbre en Angleterre. Ce Victory - ci est plus modeste que l'ancien vaisseau de l'Amiral Nelson mais il navigue, lui, au moins ; et ses victoires sont plus pacifiques.
   
Longueur hors-tout : 12,9  m
Longueur de la coque :  m
Longueur à la flottaison : 8,5 m 
Largeur maximale : 2,7 m
Tirant d'eau maximal : 1,4 m
Tirant d'air :
Déplacement : 4,5 t
Surface maxi de voilure : 90
État : restauré, bien entretenu
Avant :

Arrière : tableau vertical, ou est écrit le nom du bateau 

Coque : jaune-orange, pont bleu.  

Superstructures : aucune. Bateau partiellement ponté.
   Lors des régates royales de Cannes en 2011 (où ont été prises les photos), les propriétaires et équipiers des grandes goélettes et autres grands yachts tous blancs ont dû ouvrir des yeux ronds s'aligner ce petit cotre qu'on verrait plus habituellement à Brest, à Douarnenez ou dans le golfe du Morbihan. My God ! du noir, du bleu, passe encore. Mais du orange et du multicolore !
    Et pourtant, un bien joli bateau, le seul yacht participant aux régates de Méditerranée qui soit un ancien bateau de pêche authentique. Il n'est plus tout jeune, et pourtant pimpant. Et ses propriétaires sont de la même famille depuis 1884 ; comme beaucoup, ils sont passés de la voile de travail au yachting. Et son port d'attache reste Falmouth. 25 autres working falmouthboats naviguent dans ce port cornouaillais et sont reconnaissables par les dessins de leur flèche (voir site internet) . Leurs régates sont acharnées.
     On trouvera davantage d'images de ces voiliers sur cet autre site.
   Nous n'avons pas souvenir d'avoir vu Victory à Brest ni à Douarnenez mais il est possible qu'il y soit venu....