samedi 16 juin 2018

MARGA (F3)

Type : Cotre à corne.



Gréement : 1 mât  en une seule partie; grand- voile à corne ; un foc, une trinquette. numéro de voile : F3.
Matériaux : coque  et  pont en bois (acajou)  ; mât en bois.
Date et lieu de lancement : 1910, en Suède, au chantier Hästholm, près de Stockholm, sur des plans de C. O Lijgren.
Autres noms  : 
Utilisation initiale : voilier de course et de croisière.
Dernière nationalité connue : Italienne ?
Port d'attache: ?
Utilisation actuelle : voilier de croisière et de course-croisière

Signification du nom : Marga : un diminutif de prénom (Margarita?)
 :
Longueur hors-tout : 17,15 m
Longueur de la coque : 15,5 m
Longueur à la flottaison :  10 m 
Largeur maximale : 2,8 m
Tirant d'eau maximal : 1,9 m
Tirant d'air :  m
Déplacement : 8 t
Surface maxi de voilure : 125 m² 
État : restauré très récemment, bien entretenu
Avant : étrave  très élancée, bout-dehors.
 
Arrière : voûte très élancée.tableau verni ; barre franche

Coque : blanche

Superstructures : rouf bas en avant du cockpit.

    Marga est un yacht construit selon la jauge 10 m R et a participé aux Jeux Olympiques de  1912 à Stockholm. Il a fini 4ème ; les 3 premiers, dans l'ordre, étaient le suédois Kitty, le finlandais Nina et le russe Gallia II. Marga a cependant gagné ou bien figuré dans d'autres courses, notamment à Gotheborg. Par la suite, il a navigué en Finlande, puis à nouveau en Suède, transformé en ketch. Puis encore au Danemark, très modifié avec un grand rouf.     
  Sa restauration, au chantier Tecnomar à Fiumicino en Italie (près de Rome) entre 2010 et 2015, a rendu à ce yacht sa beauté initiale.; il vient donc de rejoindre le circuit des régates de Méditerranée. Notre photo a été prise aux voiles de St Tropez 2015.

mercredi 2 mai 2018

PAUL-ÉMILE


Type : Cotre à corne ou sloup (gazelle des Sables d'Olonne).
Gréement : mât en 1 seule  partie (à pible) ; une grand-voile à corne, blanche ; un flèche blanc ; une trinquette marron ; un foc blanc.


Matériaux : coque et pont en bois (chêne et pin)  ;  mât  en bois.

Date et lieu de lancement :  1997 au chantier de Saint-Guénolé (Finistère), sur des plans de Bernard Lagny.
Autres noms  : aucun.
Utilisation initiale : bateau de plaisance, inspiré d'une gazelle des Sables d'Olonne (sardinier)
Dernière nationalité connue : française
Dernier port d'attache connu : Audierne ;  immatriculé au Guilvinec (Finistère)

Dernière utilisation connue : Voilier de promenade et de petite croisière ; privé.
 
Signification du nom : Paul-Émile : Rien à voir avec le célèbre explorateur polaire P.E Victor :  le bateau a été nommé ainsi en hommage à Paul-Émile Pajot, peintre de marine réputé (1873 -1929), né et mort aux Sables d'Olonne. Ses peintures de bateaux sont une référence pour les restaurations.
 Longueur hors-tout : 11  m
Longueur de la coque : 7,4 m
Longueur à la flottaison : 6,4 m 
Largeur maximale : 2,8 m
Tirant d'eau maximal :  1,65 m
Tirant d'air :  12 m
Déplacement : 5 t.
Surface maxi de voilure : 58 m²

État : bien entretenu.
Avant : étrave  verticale; bout-dehors relevable
Arrière :  pointu, rappelant celui des chaloupes  safran sur aiguillots et fémelots, barre franche. 
 
Coque :  bleu foncé et bleu clair, fine ligne jaune ;  pavois ajouré, bleu ;
 immatriculation GV 4564.

Superstructures : rouf bleu clair, ne dépassant pas le pavois. ; bateau entièrement ponté.
     
 Paul-Émile est une reconstitution de gazelle de La Chaume, quartier des Sables d'Olonne séparé de la ville par le fameux chenal, rendu célèbre par le Vendée Globe.
    A la fin du XXème siècle, il ne restait plus de gazelle dont on pouvait s'inspirer pour construire une réplique : on ne pouvait compter que sur les plans et sur les dessins et peintures, notamment les œuvres de Paul-Émile Pajot. 
      Les gazelles étaient de petits cotres sardiniers utilisés vers 1900 ; la pêche se faisait à partir des annexes et non du cotre. Des bateaux comparables existent en Loire Atlantique (Tykewoop), dans le Morbihan (La Belle-Iloise). A Concarneau existe un sardinier nettement plus grand, Marche Avec. Ces cotres sardiniers ont remplacé les chaloupes, puis ont eux-mêmes été remplacés par des bateaux à moteur.
        Certaines grandes gazelles étaient utilisées pour la pêche au thon.
       De tout petits dériveurs de série, à voile à corne et à foc, sont également appelés gazelles (gazelles des sables et gazelles du Morbihan)
      Paul-Émile a participé à de nombreux rassemblements de voiliers traditionnels en Bretagne. Un article lui a été consacré dans le Chasse-Marée n° 197 de juillet 2007.
        Un nouveau propriétaire l'avait  peint en vert très vif ; il était basé à Groix, jusqu'en 2017 et avait gardé son immatriculation GV.
         Récemment acquis par une association des Sables d'Olonne, qui le rénove et va le repeindre en bleu pour le faire naviguer prochainement. Il sera immatriculé et basé aux Sables.

dimanche 18 mars 2018

INDOMPTABLE


Type : Cotre à corne  ou sloup (coquillier de la rade de Brest).



Gréement : mât en 1 seule  partie (à pible) ; une grand-voile à corne, rouge ; une trinquette marron ; haut du mât et espars bleus. possibilité de porter un flèche, et un foc amuré sur bout-dehors


Matériaux : coque  en bois ; mât  en bois.
Date et lieu de lancement :  1947 au chantier  Stipon du Fret (en rade de Brest, dans la presqu'île de Crozon)
Autres noms  : aucun.
Utilisation initiale :  bateau de pêche (coquillier) travaillant au départ de Logonna-Daoulas, en rade de Brest.

Dernière nationalité connue : française
Dernier port d'attache connu : Auray, port de Saint-Goustan (Morbihan)

Dernière utilisation connue : Voilier privé, servant de voilier-école.
 
Signification du nom : Indomptable : Le bateau est heureusement plus sage que son nom le laisserait penser, sinon il aurait été difficile de l'utiliser pour travailler. Mais, après tout, c'est peut-être le patron qui était indomptable ? A noter que le nom inscrit sur le bateau ne comporte pas d'article, Ne pas confondre avec le sous-marin  nucléaire lanceur d'engins  L'indomptable ; Celui-ci, lorsqu'il n'est pas en mission, est tapi juste en face de l'ancien port d'attache d'Indomptable,  Logonna, dans la fameuse Île longue.

Longueur hors-tout :   m
Longueur de la coque : 10,55m
Longueur à la flottaison : 9,4m 
Largeur maximale : 4,1 m
Tirant d'eau maximal : 1,8 m
Tirant d'air :  13 m
Déplacement : 13 t.
Surface maxi de voilure : 121 m² (71 m² sans flèche et sans foc)


État : restauré récemment, état neuf.
Avant : étrave  faiblement inclinée.
Arrière : à tableau incliné ;  barre franche. 
Coque : bleue, liston noir. immatriculation à l'avant  AY 267507 (AY pour quartier d'Auray ; le numéro est resté le même que quand le bateau était immatriculé dans le quartier de Brest. Nom écrit à l'arrière sur chaque bord.

Superstructures : Bateau ponté ; superstructures plus basses que le pavois (descente, panneaux).
     Indomptable est un ancien bateau de pêche de la rade de Brest. Lancé en 1947, il n' a été motorisé qu'en 1953 et a dragué les coquilles Saint-Jacques et autres coquillages en rade de Brest  jusqu'en 1977. Il a ensuite servi d'école de voile jusqu'en 1990, puis a été délaissé. Indomptable était en bien mauvais état quand Frédéric Barbary, un libraire d'Auray, passionné de voiliers traditionnels, l'a racheté. Il a fallu une restauration très poussée, quasiment une reconstruction, pour que le bateau soit à nouveau en état de naviguer.
   C'est aujourd'hui chose faite : Indomptable  a été mis à l'eau durant  la semaine du Golfe du Morbihan 2013 et y a effectué ses premières sorties. Il est maintenant basé à Saint-Goustan et effectue des balades dans la rivière d'Auray, dans le golfe du Morbihan et en pleine mer. Il participait bien sûr aux Semaines du Golfe 2015 et 2017.


mardi 16 janvier 2018

MARTHA II (MN 69)






Gréement : Mât en 1 seule partie (à pible) ; Grand- voile à corne marron; un foc blanc et une trinquette  marron foncé.
 
Matériaux : coque  et pont en bois  ; mât en bois.
Date et lieu de lancement : 1876 en Angleterre
Autres noms  : aucun
Utilisation initiale : smack coquillier (bateau draguant les huîtres).
Dernière nationalité connue : britannique
Port d'attache : Maldon (Blackwater marina)
Utilisation : Voilier de croisière et de promenade  privé.
Signification du nom : Martha :un prénom.

Longueur hors-tout : 21 m
Longueur de la coque : 15 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale :  m
Tirant d'eau maximal :  m
Tirant d'air :   m
Déplacement :   t.
Surface maxi de voilure :  m² 

État :  restauré, bien entretenu
Avant : étrave  verticale ; long bout-dehors. 

Arrière : voûte et tableau très inclinés ; barre franche.
Coque : gris clair, pavois gris foncé orné d'une ligne jaune.


Superstructures :aucune.

  Martha II est un smack de l'est de l'Angleterre. Ce bateau a dragué les huîtres jusqu'en 1950, soit quasiment 75 ans d'activité. Ses actuels propriétaires l'ont racheté en 1990 et l'ont fait restaurer de la façon la plus fidèle possible.

jeudi 18 mai 2017

PÈRE DANIEL (VA 307 386)

Type : Sloup ou Cotre.

Gréement : Mât en une seule  partie ; grand-voile à corne , foc sur bout-dehors ; trinquette blanche ;  grand-voile et foc marron
 
Matériaux : coque  et pont en bois divers ; mât en bois.
Date et lieu de lancement : 1954 au Croisic (Loire Atlantique), au chantier Bureau.
Utilisation initiale : bateau de pêche
Autres noms : Chri-Jo
Dernière nationalité connue : française.
Port d'attache : Sarzeau (Saint-Jacques), quartier de Vannes.
Utilisation : Voilier associatif de promenade.
 
Signification du nom : Père Daniel : référence à Daniel Legoff, né en 1917, le premier propriétaire, qui l'a fait construire. Le nom initial, Chri-Jo, correspond aux premières syllabes des 2 filles de Daniel, Christine et Josette.

Longueur hors-tout : 10 m
Longueur de la coque : 8 m
Longueur à la flottaison : 6,6 m 
Largeur maximale : 3,1 m
Tirant d'eau maximal : 0,95 m
Tirant d'air : 8,8 m
Déplacement : 3,6  t.
Surface maxi de voilure : 48,5 m² 

État : restauré récemment ; bien entretenu
Avant : étrave  peu inclinée ; bout-dehors
 

Arrière : tableau peu incliné, barre franche. 
Coque : blanche, préceinte bleu vif ; matricule VA  307 386 à l'avant.

Superstructures :bateau creux, pontage en avant.du mât et à l'arrière.


  Père Daniel lancé en 1954, a été utilisé comme bateau de pêche jusqu"en 1993. Son patron  avait alors 76 ans, ce qui explique cette appellation de "Père". Il avait une réputation d'excelelnt pêcvheur ; à bord, une plaque en sa mémoire a été posée. Le bateau a ensuite été transformé en vedette de plaisance, avec plusieurs propriétaires successifs. Donné en 2009 à l'association "Les vieilles voiles de Rhuys" il a été restauré sous son état initial et est utilisé pour des navigations autour de la presqu'île de Rhuys et dans le Golfe du Morbihan. Il appartient à la commune de Sarzeau et est classé bateau d'intérêt patrimonial. Il a participé aux fêtes  maritimes de Brest en 2016 et est inscrit à la semaine du Golfe 2017. Père Daniel est