mercredi 28 septembre 2016

ESTEREL (H 31)

Type : Cotre à corne.
Gréement : 1 mât en 1 seule  partie  ;  une grand- voile à corne, un flèche ; 2  focs, une trinquette ; voiles blanches. N° de voile : H 31


Matériaux :
Date et lieu de lancement : 1912 , au chantier Sébille à Marseille.
Autres noms  : 
Utilisation initiale : voilier de régate.
Dernière nationalité connue : française
Port d'attache : Marseille
Utilisation : Voilier de promenade et de régate 
 
Signification du nom : Esterel : c'est le nom d'un massif montagneux côtier, situé à l'est de Cannes entre la Napoule et Saint-Raphaël. Ses paysages sont magnifique, avec un contrasrte saisissant entre la végétation et les roches rouges. Il culmine au Mont Vinaigre, mais les sommets les plus impressionnants sont en bordure de mer, avec le pic du Cap Roux et le Pic de l'Ours. Chaque année, la régate de liaison entre les régates royales de Cannes et les voiles de Saint-Tropez passe au pied de l'Esterel.
   
Longueur hors-tout :    m
Longueur de la coque : 12 m
Longueur à la flottaison : 8,25 m 
Largeur maximale :  2,4 m
Tirant d'eau maximal : 2 m
Tirant d'air :
Déplacement : 5,5 t.
Surface maxi de voilure : 120
État : restauré après avoir été gravement endommagé lors d'un accident de grutage en septembre 2012.
Avant : étrave  élancée. 
Arrière : voûte très élancée.  

Coque : blanche.  

Superstructures : aucune ; cockpit central

  Esterel a été construit en 1912 au chantier Sébille, à Marseille. C'était un des premiers 8 m JI, et un des seuls à gréement à corne qui soit parvenu jusqu'à notre époque.Classé monument historique à l'initiative d'Éric Tabarly, il a participé à de nombreuses régates en Méditerranée; dont les régates royales de Cannes et les voiles de Saint-Tropez. Facilement transportable par la route, il a également participé aux fêtes de Brest en 1992 et 2012.
   Un malencontreux accident de grutage, le 6 septembre 2012, lors d'une mise à l'eau à Imperia, sur la Riviera italienne, l'a "mis en miettes" selon l'expression du Chasse-Marée. C'était l'année du centième anniversaire du bateau ! 
    L'expression "en miettes" était peut-être un peu excessive : depuis, Esterel a été depuis restauré au chantier Scotto de Marseille et navigue à nouveau.

samedi 30 juillet 2016

PRESVIATA POKROVA.


Type : Bateau à voiles carrées et à rames (Chajka, ou tchaïka ukrainienne). 
Presviata Pokrova près des tas de Pois (parade Brest-Douarnenez 2000)

Gréement : Un seul mât, une voile carrée ; une voile à corne ou bermudienne ? la photo ci-dessus montre la présence d'un gui)
Matériaux : coque  en bois  ; mât en bois.
Date et lieu de lancement : 1992 à Lviv, en Ukraine
Autres noms  : ?
Utilisation initiale : bateau de "plaisance", reconstitution historique.
Dernière nationalité connue : ukrainienne
Port d'attache : Lviv, Ukraine.
 Utilisation : Réplique historique participant aux rassemblements de voiliers traditionnels
Signification du nom : Presviata Pokrova signifie protection de la Bienheureuse ;  tchaïka signifie mouette, sans doute en raison de l'aspect fin et de la maniabilité de ce type de bateau.
     
Longueur hors-tout :  20 m
Longueur de la coque :  m
Longueur à la flottaison : m 
Largeur maximale : 3,6 m
Tirant d'eau maximal :  m
Tirant d'air :  m
Déplacement :   t.
Surface maxi de voilure :  m² 

État : correct.
Avant :étrave élancée, prolongée par une tête de taureau.
Presviata Pokova à Douarnnez en 2000
Presviata Pokrova à Auray en 2010
Arrière : pointu, élancé ; barre franche

 
Coque : bois ; bande décorée.

Superstructures : aucune ; non ponté, bancs de nage.

   Presviata Pokrova est une réplique de bateau de guerre ukrainien qui combattait les Turcs en mer Noire aux XVIème  et XVIIème siècles. Aujourd'hui motorisée, elle peut être mue par 22 rameurs. Son premier voyage Ukraine - France avait été fait à la voile et à la rame.
  La galère a fréquenté les rassemblements de voiliers traditionnels, notamment en Bretagne, sur les photos ci-dessus, le bateau avait hiverné au port d'Auray-St Goustan, dans le Morbihan et avait fêté le vingtième anniversaire de l'indépendance ukrainienne en 2009 dans cette ville. depuis quelques années elle était à Pont-Aven et ne naviguait plus ; durant l'hiver 2015 - 2016, elle a coulé à cause de l'accumulation d'eau (problèmes de pompes)  et sa destruction  a été demandée par les autorités. Mise à l'abri dans un chantier de Pont-Aven, elle vient d'être partiellement restaurée, mais insuffisamment pour pouvoir naviguer et participer aux fêtes de Brest et de Douarnenez. Les Ukrainiens venus réaliser les travaux son trepartis, mais doivent revenir fin 2016 ou en 2017 pour terminer les travaux et faire naviguer à nouveau le bateau.
  

mardi 14 juin 2016

ERNESTINE

Type : Cotre à corne (Pomeranian Jacht quatze).


Gréement : 1 mât en une seule partie; grand- voile à corne, flèche ; un foc, une trinquette; voiles marron. Vergue et fortune carrée pour le portant.
Matériaux : coque  et  pont en bois  ; mât en bois.
Date et lieu de lancement : 1899 au chantier Manthe à Wolin, en Pologne.
Autres noms  :  Hidegaard
Utilisation initiale : bateau de plaisance
Dernière nationalité connue : allemande
Port d'attache : Muglitz  (Ile de Rügne))
Utilisation actuelle : voilier de croisière 

Signification du nom : Ernestine : un prénom.
 :
Longueur hors-tout : 26 m
Longueur de la coque : 18,5 m
Longueur à la flottaison :   m 
Largeur maximale : 5,2 m
Tirant d'eau maximal : 2,3 m
Tirant d'air :   m
Déplacement :  t
Surface maxi de voilure : 200 m² 
État : restauré, bien entretenu
Avant : étrave  arrondie, bout-dehors.
 
Arrière : tableau incliné, "porte-manteaux" pour l'annexe.
 

Coque : noire, ligne blanche.
 

Superstructures : rouf blanc.

   Ernestine est un ancien bateau de pêche de la mer Baltique construit à la fin du XIXème siècle. Il possédait un vivier pour le transport de poissons vivants et a été gréé en goélette. Il a été restauré plusieurs fois ; les plus récentes vers 1960, en 1987 et en 2008 - 2009 cette dernière après un abandon de quelques années). Le bateau peut embarquer 12 personnes en croisière et 24 en sortie de la journée. Il est réputé rapide, ayant battu Wylde Swan en régate !

lundi 13 juin 2016

FLEUR DE LYS

Type : Cotre à corne


Gréement : mât en 1 seule  partie (à pible) ;  une grand-voile à corne, un flèche ; un foc, une trinquette ; réduction de la grand-voile grâce au gui à rouleau. voiles non, installées.


Matériaux : coque et pont en bois (coque en chêne et pitch-pin, pont en iroko)  ; mât  en bois.
Date et lieu de lancement :  1926, à Plouhinec (Finistère), au chantier Laudrac.
Autres noms  : aucun ?Montjoie II
Utilisation initiale :  bateau de pêche  (langoustier d'Audierne, puis de Camaret)
Dernière nationalité connue : française
Dernier port d'attache connu : Douarnnez (Port-Rhu)
Dernière utilisation connue : Aucune , en attente de restauration (futur bateau musée ?)

Signification du nom : Fleur de Lys : la fleur, ou le symbole de la royauté ???
Longueur hors-tout :  17 m
Longueur de la coque : 12,9 m
Longueur à la flottaison : 10,5 m 
Largeur maximale : 4,6 m
Tirant d'eau maximal : 2,4 m
Tirant d'air : 12 m (mât)
Déplacement : 16 t.
Surface maxi de voilure :   128 m² 

État : médiocre.
Avant : étrave inclinée ; bout-dehors non installé. 
Arrière : voûte et tableau élancé ; barre franche.

Coque : blanche et bleu clair, pavois bleu clair.

Superstructures : rouf bas.
 
      Fleur de Lys est un ancien langoustier qui a travaillé au départ d'Audierne puis de Camaret. Après la guerre, il a été utilisé par une organisation de scouts et rebaptisé Montjoie II. Puis il a été converti en bateau de plaisance (1954) et à retrouvé son nom d'origine. Il a séjourné quelque temps en Méditerranée, où il a pratiqué le charter (il était alors équipé d'une barre à roue), avant de revenir dans le Finistère (en passant par le canal du Midi) ; Il est actuellement amarré dans le Port-Rhu de Douarnenez, en mauvais état mais à flot, en attente de financement pour une éventuelle restauration.

VÉTILLE et VIVIANE

Type : Cotre houari.










Vétille à Brest en 2004
Vétille sur la Loire lors des 120 ans du Belem (juin 2016)

Gréement : 1 mât (rabattable pour passer sous les ponts et pour le transport routier )en une seule partie ; grand-voile à corne très apiquée (houari) ; un foc sur petit bout-dehors.
Matériaux : coque  et  pont en acier ; mât et bôme en bois (spruce).
Date et lieu de lancement : 1893 à Nantes, au chantier Dubigeon (celui qui a aussi construit le Belem) ; architecte Hummel
Autres noms  :
Utilisation initiale :
Dernière nationalité connue : française
Port d'attache : Nantes (plus précisémen, Sucé sur Erdre)
Utilisation actuelle : voilier de régate en eau peu agitée.

Signification du nom : Vétille : Une petite chose sans importance. Mais les Nantais utilisent le terme pour désigner la bougeotte.
Longueur hors-tout :  9,95 m
Longueur de la coque : 9,15 m
Longueur à la flottaison :   m 
Largeur maximale :  2,05 m
Tirant d'eau maximal : 0,4 /1,2 m (dérive rétractable manœuvrée par un treuil
Tirant d'air :  7,5 m (mât)
Déplacement : 1,5 t
Surface maxi de voilure : 40 m² 
État : restauré, bien entretenu
Avant : étrave élancée, bout-dehors.


Arrière : voûte très élancée

Coque : blanche
 
Superstructures : rouf au toit en acajou verni (naguère peint en blanc), à face avant verticale, devant un cockpit protégé par une hiloire caractéristique. le rouf possède un hublot rond en bronze sur chaque bord.
    Vétille est un des plus anciens bateaux français ; il existe à Nantes un autre petit dériveur, le Vézon (4,7 m de long), construit en 1887 en acier galvanisé riveté. 
     Vétille a été construit en fer galvanisé aux chantiers Dubigeon en 1893, 3 ans avant le Belem. il a participé à des régates, avec plusieurs propriétaires successifs jusque dans les années 1960, puis a été abandonné sur une vasière, du côté de Noirmoutier, pour un ferrailleur qui, heureusement, ne l'a pas découpé. Redécouvert au début des années 1980, il  a été restauré (par les chantiers Dubigeon, qui existaient encore) et exposé au salon nautique de 1982 puis a participé à de nombreuses régates dans la région nantaise, surtout sur l'Erdre. Il appartient à l'association Nantes Voiles passion, alliée à l'association normande AMERAMI qui regroupe plusieurs bateaux traditionnels (dont la plupart sont basés sur la côte du Calvados). Outre les régates nantaises, Vétille participe à divers rassemblements, comme celui de Brest ou la semaine du Golfe du Morbihan.tout récemment, il faisait partie des bateaux qui accompagnaient le Belem, lors de sa remontée de la Loire pour son 120 ème anniversaire.
     Le rouf abrite une petite cabine comportant 2 couchettes séparées par le puits de dérive. L'avant et l'arrière forment des coffres étanches assurant une certaine flottabilité ; le cockpit n'est pas autovideur, mais les hiloires retardent les entrées d'eau à la gite.
   Vétille n'a pas de moteur in-board ; un petit moteur HB, sur chaise, permet les manœuvres délicates. Le yacht  est classé monument historique depuis 1994.
     Viviane ressemble à Vétille mais n'a pas de cabine ; datant de 1859, il avait été lancé sous le nom de Rigolboche et a gagné de nombreuses régates, jusqu'à la construction de Vétille ne navigue plus. Bien restauré, il est conservé à l'abri au musée du Port-Rhu à Douarnenez.