lundi 4 avril 2011

MARIE - FERNAND (H 23)

Type : Cotre à corne
Gréement : mât en 2  parties (à chouque) ;  une grand-voile à corne, un flèche ; 2 focs, une trinquette. la grand-voile porte l'inscription 23 H (H pour Le Havre) ; 23 et H sont séparés par le dessin d'une ancre de marine, marque qui identifie les bateaux-pilotes.
 


Matériaux : Coque et pont en bois ; mât en bois.
Date et lieu de lancement :  1894, au chantier Lemarchand, au Havre, en Normandie. 
Autres noms  : Marguerite II, Leonora.
Utilisation initiale : bateau-pilote
Dernière nationalité connue : française
Dernier port d'attache connu : Le Havre
Dernière utilisation connue : Voilier associatif de croisière et de promenade.

Signification du nom : Marie-Fernand :  Les prénoms des 2 enfants d'Eugène Prentout, le patron pilote pour lequel le bateau a été construit.

Longueur hors-tout : 24  m
Longueur de la coque : 15,9 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale : 4,25 m
Tirant d'eau maximal : 2,5 m
Tirant d'air : 21 m
Déplacement : 38 t.
Surface maxi de voilure : 213 m²

État : plusieurs fois restauré, bien entretenu.
Avant : étrave verticale  ; bout-dehors.
Arrière : voûte et tableau arrière élancé ; pavois du tableau ajouré (c'est une caractéristique des voiliers-pilotes). Numéro H 23 inscrit à l'arrière, en noir sur le pavois blanc, sur chaque bord ; également sur le tableau, avec le nom du port d'attache ; barre franche.
Coque : noire, pavois blanc.

Superstructures : très discrètes :  roufs bas, clairevoies...
   Marie-Fernand  est le plus vieux voilier français en état de naviguer ; il a 2 ans de plus que le Belem.  Faisant partie de la flotille des "hirondelles de la Manche", qui  été forte d'une quarantaine d'unités,  il a amené les pilotes vers les navires à guider, jusqu'en 1914. Son rayon d'action s'étendait jusqu'aux îles anglo-normandes vers l'ouest et au Pas-de-Calais vers le nord. C'était aussi un brillant bateau de régate, qui a remporté de nombreuses coupes.
    Dès la guerre de 1914-1918, les pilotines à voiles ont été remplacées par des vapeurs et ont donc trouvé un autre usage, quand elles n'étaient pas détruites. Marie-Fernand, après une courte période à la pêche (jusqu'en 1922), a été transformé en yacht. C'était le cas d'autres bateaux-pilotes, en raison de leur ligne élégante et de leurs qualités de voiliers. Marie-Fernand a été acheté par des Anglais, passant entre les mains de plusieurs propriétaires. et prenant le nom de Marguerite II, puis de Leonora.
     Retrouvé, en assez mauvais état, en 1983, par des Havrais, le bateau a dû être restauré durant plusieurs années, par une association appelée comme il se doit "l'Hiondelle de la Manche". Éric Tabarly était le président d'honneur de l'association, ce qui montre l'intérêt qu'il portait à ce voilier. Marie-Fernand  a retrouvé son gréement de cotre-pilote, repris son nom d'origine et est devenu l'emblème naviguant du grand port normand ; le seul authentique voilier-pilote français naviguant sous pavillon français est classé monument historique. Il existe un autre pilote havrais, Jolie Brise, mais il appartient à des Britanniques.
     L'âge du voilier nécessite un entretien vigilant et une autre importante restauration a eu lieu entre 2004 et 2008 à Brest, au chantier du Guip. (Ci-dessous, le bateau, démâté, sur le quai Malbert, avant les travaux)
 
     Toujours géré par la même association havraise, Marie-Fernand peut embarquer 10 personnes en croisière, dont un patron, un second et un bosco. Il participe à de nombreux rassemblements de voiliers, notamment aux armadas et aux fêtes de Brest et de Douarnenez.
    Il participait à la semaine du Golfe du Morbihan en mai-juin 2011 et fêtera son anniversaire les 20, 21 et 22 juin 2014 au havre. Nous espérons voir Marie-Fernand à Douanrnenez pour temps-fête !

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