jeudi 8 mai 2014

KORRIGANEZ

Type : Cotre à corne, tjalk.



Gréement : mât en 1 seule  partie (à pible) ;  une grand-voile à corne et un flèche ; un foc, une trinquette ;  bout-dehors.


Matériaux : coque  en fer riveté ; mât en fer
Date et lieu de lancement :  1907 à Hoogezand, au NE des Pays-Bas (province  de Groningen, au SE de la ville)
Autres noms  :
Utilisation initiale : péniche de transport (tjalk)
Dernière nationalité connue : française
Dernier port d'attache connu : Port-Launay, Finistère, sur l'Aulne

Dernière utilisation connue : Voilier de promenade et de croisière associatif.
 
Signification du nom : Korriganez, en breton est le féminin de korrigan ; donc Korrigane, en français. Les korrigans sont des sortes de lutins des légendes bretonnes, hantant les landes et les bois ; tantôt sympathiques, tantôt maléfiques, selon la personnalité et l'attitude des humains qui les rencontrent.

Longueur hors-tout : 21,2 m
Longueur de la coque :  m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale : 4,45 m
Tirant d'eau maximal : 0,65 m
Tirant d'air : 17 m (2,5 m pour le passage des ponts)
Déplacement : 22 t.
Surface maxi de voilure :  m² 

État : restauré, bien entretenu

Avant : étrave  ronde, caractéristique ;  bout-dehors.

Arrière : rond, à voûte ;  barre franche.
Coque : orange ; naguère, noire et pavois vert ; dérives latérales.


Superstructures :  rouf

    Korriganez, lancé en 1910 était une péniche (tjalk) comme il y en avait en très grand nombre aux Pays-Bas. Elle transportait, par les canaux et les lacs de la région, des matériaux en vrac (produits agricoles, bois) jusqu'en 1958 ; par la suite, elle a été restaurée et transformée en bateau habitable en 1983 par un Néerlandais qui l'a amarrée à Groningen. Puis, toujours aux Pays-Bas, le tjalk a navigué à la voile, participant à des régates organisées pour ce type de bateau, jusqu"en 2010.
     Rachetée alors par Linda Guidroux, de Châteaulin dans le Finistère, elle a été ramenée dans cette région, par le canaux et par la mer. Sa propriétaire l'a cédée à une association qui s'occupe de l'entretien, mais elle reste capitaine du bateau. Korriganez navigue désormais sur la partie maritime de  l'Aulne et en rade de Brest. Mais, depuis que le lit du fleuve a été dragué à une profondeur suffisante, la péniche peut la remonter jusqu'à Châteauneuf du Faou. Le mât peut pivoter sur sa base pour le passage sous les ponts ; la largeur des écluses est juste suffisante. Le bateau peut également faire de la croisière côtière, notamment en baie de Douarnenez : il participe aux fêtes maritimes de Brest et de Douarnenez. Les photos ont été prises en mai 2014, alors qu'il est en travaux au Port-Rhu, à Douarnenez.
   Grâce à sa coque métallique solide et à son fond plat, le bateau peut s'échouer facilement dans des mouillages abrités, sans nécessiter d'équipements portuaires.
     Korriganez peut embarquer 14 personnes à la journée et 10 en croisière. Voir le site de l'association.
     Il existe encore de nombreux tjalks comparables aux Pays-Bas ; en Bretagne, on peut rencontrer quelques autres unités, notamment Het Leven, qui navigue dans la région de l'embouchure de la Vilaine, du Golfe du Morbihan et en Loire Atlantique, ainsi que sur la Vilaine fluviale. 

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