jeudi 24 mars 2011

LE RENARD


Type : Cotre à corne et à hunier

Gréement : mât en 2 parties, à chouque  ;  une voile à corne, un flèche, 2 huniers ; 2 focs, 1 trinquette ; parfois une fortune carrée, sous le hunier.
 

Matériaux : Coque et pont en bois (coque en chêne, pont en iroko) ; mât et espars en bois (pin d'Orégon).
Date et lieu de lancement :  1991au chantier Labbé, à Saint-Malo.
Autres noms  : aucun.
Utilisation initiale : voilier de croisière et de promenade ; réplique du cotre corsaire de Robert Surcouf, lancé en 1812.
Dernière nationalité connue : française
Dernier port d'attache connu : Saint-Malo.
Dernière utilisation connue : voilier de croisière et de promenade, emblème naviguant de la ville de Saint-Malo.

Signification du nom : Le Renard :  c'est le nom que Robert Surcouf (1773 -1827) avait donné à son dernier bateau corsaire, le plus petit, avec lequel il combattit les Anglais en Manche : le nom d'un animal réputé pour sa ruse, comme le célèbre marin malouin.
Longueur hors-tout :  30 m
Longueur de la coque : 19 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale : 5,8 m
Tirant d'eau maximal : 2,8 m
Tirant d'air :  26 m
Déplacement : 44,5 t.
Surface maxi de voilure : 250 m² 

État : récent, bien entretenu.
Avant : étrave presque verticale ; long bout-dehors.
Arrière : voûte et  tableau ; barre franche (avec palan quand le vent fraîchit)
Coque : jaune ; large bande noire horizontale ; pavois percé de sabords.


Superstructures : discrètes (descentes, clairevoies).

     Le Renard est le bateau-ambassadeur de Saint-Malo, dans les rassemblements de voiliers traditionnels. Il porte fièrement le pavillon de la ville en tête de mât. Un peu pour concurrencer la Cancalaise, mais aussi pour représenter la cité corsaire au grand rassemblement de Brest 1992 et au concours des bateaux des côtes de France, le cotre a été lancé en 1991.
      Cette réplique est moins toilée que le cotre corsaire (qui portait plus de 400 m² de toile), pour des raisons de sécurité. Ses 5 sabords sur chaque bord correspondent aux emplacements des canons. Il y en a moins aujourd'hui, pour éviter d'encombrer le pont ; ils sont plus légers, car ils sont fabriqués en aluminium. L'équipage les fait tonner avec plaisir à chaque occasion, pour signaler son entrée dans un port, saluer le public, ou encore à la rencontre d'un autre navire  (anglais de préférence, par exemple le Phœnix). Bien entendu, les tirs se font à blanc.

       Le pont du bateau de Surcouf (le dernier de ses navires corsaires) était armé de 10 caronades ; 4 gros canons, en réserve dans la cale,  n'étaient hissés sur le pont qu'en cas de combat important. L'équipage était composé de 46 marins. Le combat le plus célèbre vit la victoire du Renard contre la corvette anglaise Alphea, en septembre 1813, Après un dur combat, 2 coups de canons du Renard firent exploser le navire anglais ; il n'y eut aucun survivant dans son équipage, tandis que 13 rescapés, sur Le Renard, parvinrent à ramener un bateau bien mal en point à Saint-Malo. Son commandant, le capitaine Leroux-Desrochettes, mourut à la suite de ce combat.
    La décoration du bateau d'aujourd'hui est soignée, notamment le tableau arrière (qui porte une jolie petite annexe) et l'intérieur, aménagé pour la croisière. 

    L'étrave pleine pousse beaucoup d'eau : le Renard a besoin d'une bonne brise pour donner son maximum mais peut alors atteindre 8 nœuds.
      Trois marins constituent l'équipage ; le cotre peut embarquer 12 passagers en croisière et 24 en sorties de la journée (membres de l'association, ou autres passagers payants lors de certaines sorties). Des sorties spéciales sont organisées pour les scolaires.

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